Journal d’entraînement : et si noter vos activités vous aidait à mieux progresser?
On termine une randonnée, une sortie à vélo, une séance de course ou quelques longueurs à la piscine et, généralement, on passe rapidement à autre chose. Quelques semaines plus tard, il devient pourtant difficile de se rappeler comment on se sentait, quelle distance on parcourait ou ce qui avait rendu une séance particulièrement agréable… ou particulièrement difficile. C’est là qu’un outil très simple peut devenir intéressant : le journal d’entraînement.
Pas besoin d’être un athlète de haut niveau ni de préparer une compétition pour en tenir un. Que notre objectif soit d’améliorer notre condition physique, de marcher plus régulièrement, de courir un premier 5 km, de reprendre le vélo ou simplement de demeurer actif, noter nos activités permet de prendre un peu de recul sur ce que nous faisons.
Un journal d’entraînement peut être aussi simple qu’un petit carnet. On peut y inscrire la date, l’activité pratiquée, la durée ou la distance, puis ajouter quelques observations : comment je me sentais aujourd’hui? Est-ce que l’effort m’a semblé facile ou difficile? Avais-je beaucoup d’énergie? Comment s’est passée ma récupération?
Avec les semaines et les mois, ces quelques lignes commencent à raconter une histoire.
On peut constater qu’une randonnée qui nous demandait beaucoup d’efforts au début de l’été est devenue plus facile. On peut remarquer qu’on roule maintenant plus longtemps à vélo sans ressentir autant de fatigue ou que notre rythme de course s’est amélioré progressivement.
Mais le journal peut également révéler autre chose : certaines semaines sont peut-être trop chargées, notre énergie diminue après plusieurs entraînements consécutifs ou nos meilleures séances surviennent lorsque nous avons pris suffisamment de temps pour récupérer.
C’est justement l’un des avantages de noter autre chose que les chiffres. La distance, le temps et la vitesse sont intéressants, mais nos sensations font également partie de l’entraînement.
Une séance plus lente n’est pas nécessairement une mauvaise séance. Une journée où l’on décide de raccourcir notre parcours parce que notre énergie n’y est pas peut même être une bonne décision. En relisant notre journal, on apprend progressivement à reconnaître ces variations plutôt que de juger chaque activité uniquement selon notre performance.
Le journal peut aussi devenir une source de motivation.
Au quotidien, les progrès sont parfois tellement petits qu’on ne les remarque pas. Lorsqu’on regarde trois ou six mois en arrière, le portrait peut être complètement différent. Toutes ces petites sorties qui semblaient ordinaires deviennent alors la preuve d’une chose importante : la régularité finit par s’additionner.
Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, tenir un journal d’entraînement ne demande pas nécessairement beaucoup de temps.
Après une activité, quelques informations peuvent suffire :
Date – activité – durée ou distance – niveau d’effort – sensations – petite remarque.
Par exemple : « Marche de 45 minutes. Bon rythme. Beaucoup d’énergie aujourd’hui. Les jambes étaient moins fatiguées que la semaine dernière. » C’est tout.
On peut évidemment aller beaucoup plus loin et utiliser une montre GPS ou une application qui enregistre automatiquement une multitude de données. Mais pour la majorité des gens qui pratiquent une activité physique pour le plaisir, la santé ou le bien-être, le meilleur journal sera probablement celui que l’on prendra réellement le temps de remplir.
Parce qu’au bout du compte, un journal d’entraînement n’est pas seulement un registre de kilomètres, de minutes ou de performances.
C’est une façon de regarder le chemin parcouru.
Et parfois, lorsqu’on a l’impression de ne pas progresser, quelques pages tournées vers le passé suffisent pour constater qu’on est déjà beaucoup plus loin qu’on le pensait.

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