Tenir un journal des Jeux : une belle façon de garder vivant ce qu’on a vécu
À Edmundston, les Jeux de l’Acadie battent leur plein. La ville vibre au rythme des compétitions, des spectacles, des cérémonies et de toute l’énergie que cet événement transporte avec lui. Pour les athlètes, les artistes, les bénévoles, les familles et tous ceux qui gravitent autour des Jeux, ce sont des journées remplies d’émotions, de rencontres et de moments qu’on aimerait parfois ralentir un peu pour mieux les savourer.
Parce que les Jeux, ça passe vite. Très vite. On attend ce rendez-vous pendant des semaines, parfois pendant des mois, puis tout s’enchaîne : les départs tôt le matin, l’excitation avant une épreuve, les encouragements, les victoires, les déceptions, les rires dans les corridors, les photos prises sur le vif, les souvenirs qu’on se promet de ne pas oublier. Et pourtant, avec le temps, certains détails finissent toujours par s’effacer.
C’est peut-être pour ça qu’un simple journal peut devenir un si beau compagnon de route pendant les Jeux.
Pas besoin d’écrire un grand texte ni de noircir des pages entières. Quelques lignes suffisent. Une pensée notée à la fin de la journée. Le moment qui a fait battre le cœur un peu plus fort. Une rencontre marquante. Une performance dont on est fier. Une phrase entendue d’un entraîneur. Un stress qu’on a réussi à surmonter. Une déception qu’on transformera plus tard en apprentissage. Ce sont souvent de petits détails, mais ce sont justement eux qui redonnent vie aux souvenirs quand on les relit plus tard.
Une photo peut figer un instant. Un journal, lui, permet de garder ce qu’on ressentait à l’intérieur. Le nœud dans le ventre avant le départ. Le soulagement après l’épreuve. La fierté d’avoir tout donné. Le bonheur d’encourager un ami. La fatigue du soir mêlée à la satisfaction d’avoir vécu quelque chose de grand. Ce sont des émotions qui ne se voient pas toujours sur une image, mais qui font pourtant partie des plus beaux souvenirs.
Et cette idée ne s’adresse pas seulement aux athlètes. Les artistes, les bénévoles, les accompagnateurs et même les parents peuvent eux aussi avoir envie de garder une trace de ce qu’ils vivent pendant les Jeux. Parce qu’au fond, les Jeux de l’Acadie, ce n’est pas seulement une suite de compétitions ou de performances. C’est une expérience humaine. Un moment de fierté. Une rencontre entre des jeunes de partout. Une parenthèse dans le quotidien qui laisse souvent une empreinte bien plus grande qu’on le pense.
Dans quelques mois, dans quelques années, il y aura peut-être encore une médaille accrochée quelque part, un chandail rangé dans un tiroir, une photo publiée sur les réseaux sociaux. Mais relire quelques lignes écrites sur le vif, pendant que les émotions étaient encore toutes fraîches, aura quelque chose d’unique. On ne retrouvera pas seulement le souvenir d’un résultat. On retrouvera l’ambiance, les visages, l’état d’esprit, la version de soi qu’on était à ce moment-là.
Alors entre deux épreuves, après une cérémonie ou simplement avant de fermer les yeux en fin de journée, pourquoi ne pas prendre quelques minutes pour écrire? Pas pour faire quelque chose de parfait. Pas pour impressionner qui que ce soit. Juste pour garder vivant ce qu’on a vécu.
Parce que les Jeux passent vite. Mais les souvenirs, eux, méritent parfois qu’on leur fasse une petite place sur papier.